6th December

Laissant planer les idées virevoltantes de mon inconscient, je tombe sous l'abysse d'un caprice.
Ma main n'arrive plus à guider ces mots qui, autrefois, lui plaisaient tant. 

 

Et ces insolents qui ne me laissent guère la liberté d'un exil
Cette tradition ne vaut rien qui puisse me plaire à présent
Je ne supporte plus ces scènes de plaisance parfaites
Que l'on me laisse rêver un peu d'autres choses
Qu'importe les hôtes, l'ennui sera le parfait allié
L'intérêt s'est oublié face à ces fleurs fanées
Le coeur n'étant pas apaisé et jamais ne le sera
Laissez-moi partir, suivant ces flots sanglants
Je ne cherche plus cette vérité et ses espoirs
Que l'on éteignent ces lumières, plus rien n'est à célébrer
Cette nuit restera noire, restant seule avec mon étincelante
Les yeux se baigneront dans des regrets fragiles
Clamant ton existence face aux êtres insaisissables
Et lorsque la poitrine se serrera dans cette insomnie
Je trouverai malgré le chagrin ces lettres qui s'effacent
A chacun il guérira le mal que le corps ne peut comprendre
Les chemins ne sont plus d'une importance certaine
Aussi par les voeux de cet hiver tardant à venir
Je souhaite seulement ma liberté, un court instant

& Happy Lolita Day

Black Memories

Pardonnez la mélancolie qui règne ici depuis plusieurs mois. J'essaie de ne pas me plaindre, de rester digne malgré ce deuil qui m'arrache encore tous sentiment d'enthousiasme. Je me trouve dans un état inconscient entre cette réalité que je veux fuir à tout prix et mon imaginaire, insaisissable, que je ne cesse de remettre en question. Ce qui était une évidence devient une vague de lassitude et ne me satisfait plus. L'on me raconte sans cesse que le temps comblera ce sentiment de manque, mais je sais malheureusement par expérience que l'on apprend jamais à s'y faire. Chaque détail rappelle cette présence qui n'est plus. Rien ne console, certainement pas le temps.
*

Ma folie des acquisitions concernant le Lolita s'est fortement atténuée. Mais cela n'explique pas pourquoi je ne prends même plus la peine de présenter mes achats ici ... Je vais essayer de remédier à ce problème maintenant. Il y a quelques temps, j'ai craqué sur une JSK de Moi-même-Moitié que vendait la jolie Yumi. Le genre de pièce que j'aime particulièrement en ce moment puisque mon côté obscur réclame de nouveau du Noir, rien de plus. Je n'ai pas trouvé grand chose au sujet de cette robe, même pas son nom.



Je l'aime pour sa sobriété, elle peut être portée avec plus ou moins de bouffant et le motif de ronces donne une petite touche d'originalité. Pour finir, voici une tenue avec :

Chapitre XIV : Tristes apprêts, Pâles flambeaux


 

Tristes apprêts, pâles flambeaux,
Jour plus affreux que les ténèbres
Astres lugubres des tombeaux,
Non, je ne verrai plus que vos clartés funèbres.

Toi, qui vois mon cœur éperdu,
Père du jour, ô soleil, ô mon pére !
Je ne veux plus d'un bien que Castor a perdu
Et je renonce à ta lumière.

Tristes apprêts, pâles flambeaux,
Jour plus affreux que les ténèbres
Astres lugubres des tombeaux,
Non, je ne verrai plus que vos clartés funèbres.
 ~
Acte I, scène III
Castor et Pollux - Jean Philippe Rameau

Bullet with Butterfly Wings

L'automne est là, le temps ne s'est donc pas arrêté. Je n'ai plus de notions concernant la réalité, je me perds dans des rêveries, savourant un idéal qui me protège dans cette fuite.

*

 The world is a vampire, sent to drain
Secret destroyers, hold you up to the flames
And what do I get, for my pain?
Betrayed desires, and a piece of the game

 Even though I know - I suppose I'll show
All my cool and cold - like old job

Despite all my rage I am still just a rat in a cage
Then someone will say what is lost can never be saved
 
~
Smashing Pumpkins
 

Chapitre XIII : L'adieu


Encore un dernier long regard
Sur toi, mer aimée !
Et séparons-nous, aussi dur cela soit,
Et que Dieu me donne de revenir !

Pour te faire mes adieux, j'ai choisi
La silencieuse nuit de lune
Tu es devant moi - image étincelante -
Dans ta splendeur argentée.

Quand demain sur les dunes
Le rayon du soleil te frôlera,
Déjà d'un coup d'aile rapide
J'aurai fui loin d'ici.

La blanche troupe des mouettes
Tournera autour de toi comme avant ;
S'il manque l'une d'elles,
T'en apercevras-tu ?
~
 Adieu à Zandvoort, mai 1885, Elisabeth d'Autriche