Interlude - L'enthousiasme oublié

Tout n'est que routine. Entre deux lettres de motivation, je traîne mon corps insignifiant pour retrouver la merveilleuse Nature de ville, qui s'offre comme elle peut au ciel azur, entre pollution et inconscients. Je pourrais y déambuler des heures, entre les arbres fraîchement fleuris et les chemins inexplorés allant à la rencontre d'une rivière presque endormie. Le calme et la solitude me vont si bien en ces instants d'incertitudes.


Et parfois un brin d'enthousiasme vient éclairer ce fade train-train quotidien. Ou tout cela pour dire que j'ai reçu ma robe Moi-même-Moitié, précédemment réservée.


Sans grand étonnement, elle est superbe. D'un réel blanc et non d'un sempiternel ivoire / blanc cassé que MmM à l'air de tant aimer. Je ne clamerai jamais assez mon amour pour le laçage, qui plus est, lorsqu'il est dans le dos. De quoi satisfaire ma silhouette miniature et non japonaise. Et je m'aperçois que le tissu jacquard uni est quelque chose que j'aime beaucoup. Il est subtil, fin et élégant.


Mais ne vous méprenez pas, le carton est un piège. Pour une fois, mon coeur n'a pas seulement chaviré pour Moitié. Aujourd'hui, j'ai ce petit plaisir à présenter ma première robe Victorian Maiden. Du blanc et du bleu, rien de bien surprenant me concernant, mais cette combinaison de couleur devient presque une obsession quand l'été se fait sentir. Et pour continuer les infidélités, je me suis dirigée vers un boléro blanc -cassé- de chez Innocent World. Parce que j'étais lasse d'attendre une opportunité venant de Moi-même-Moitié et que celui-ci répond à mon envie, qui me suivait depuis un an.


Et pour ne pas revenir trop vite à l'ennui, j'ai eu cet enthousiasme oublié depuis quelques temps à prendre quelques photos. Comme-ci ce blanc signifiait l'espoir de retrouver des temps plus plaisants.



Chapitre VII : Le Songe d'une nuit d'été


Eh bien, esprit, où errez-vous ainsi ?


Par la colline, par la vallée, à travers les buissons, à travers les ronces, par les parcs, par les haies, à travers l'eau, à travers le feu, j'erre en tous lieux, plus rapide que la sphère de la Lune. Je sers la reine des fées, et j'humecte les cercles qu'elle trace sur le gazon. Les primevères les plus hautes sont ses gardes. Vous voyez des taches sur leurs robes d'or : ce sont les rubis, les bijoux de la fée, taches de rousseur d'où s'exhale leur senteur. Il faut maintenant que j'aille chercher des gouttes de rosée, pour en suspendre une perle à l'oreille de chaque coucou. Adieu, toi, esprit bouffon,
je vais partir.



Acte II, scène première
Le Songe d'une nuit d'été - Shakespeare

Interlude - Daily Lolita

Un petit récapitulatif de mes tenues, parce qu'avec le remaniement de ce lieu, il n'y a presque plus rien à ce propos. Cela me rappelle à quel point mon engouement pour le Lolita a décliné depuis l'an passé ...

* Attention, florilège de poses très originales*

 
 
 
 

Chapitre VI : L'abandon éternel

Puissions nous recouvrer la mémoire après ce qu'il fut. 
Mon âme se déchire lentement au creux de tes mains. 
Mais pas un instant je n'ai cesser d'y croire. 
Et voilà l'immortel qui sème ses croyances inflexibles. 
Pardon, mon amour. Je m'abandonne. 
Puissions nous recouvrer la joie, 
Cette insatisfaite qui rend l'âme auprès des éternels rêveurs. 
Voici venir mon heure. Et bientôt, tout sera perdu.


Voilà le visage le plus inexpressif qu'il soit. Je vous présente mes dernières acquisitions Moi-même-Moitié : Jupe, veste, chemisier (que l'on voit à peine). La beauté de cette jupe en a fait frémir mon palpitant. J'aime le rendu, d'autant plus avec la veste. Ceci n'est qu'un essai, la prochaine fois je travaillerai la coiffure et puis je recherche actuellement un autre chapeau, du genre XIXe.

Chapitre V : L'éveil du scintillant

De nouveau le Soleil laisse éclore son ardente lumière. La Lune, déclinant à cette faveur, abandonne son obscurité et ses scintillantes. Le règne s'achève en silence. Les premiers chants de liberté font échos, comme une offrande aux premières joies de l'aube. Qu'ils sont apaisants lorsque rien ne les étouffe. Le vent profite de cette douceur pour laisser échapper un souffle, une caresse sur les feuilles du grand chêne. Lui, roi de ces instants, dans sa grandeur laisse les fleurs s'éveiller dans l'ombre. Que les couleurs peuvent être fascinantes au balbutiement du solstice : le rose pâle et fragile des fleurs du cerisier, le jaune éclatant et triomphant des jeunes jonquilles, le blanc pur et délicat de l'aubépine. Puis, s'ajoute un dégradé de feu jaillissant du ciel pour, lentement, laisser place au sempiternel azur. C'est ainsi, que la chaleur s'enlace avec la Terre, effaçant les supplices nocturnes, faisant taire les sérénades du peuple sauvage. Tout reprend vie, le temps s'accélère, donnant ses adieux aux songes pour les retrouver au crépuscule. La féerie s'achève, gorgée d'une lueur mystique et éphémère, restant unique aux yeux de l'adorateur, qui prend la peine de saluer l'impalpable.